Prothèse totale de hanche par voie antérieure mini invasive2018-09-24T14:51:09+00:00

Chirurgie de la hanche

Une prothèse totale de hanche est constituée de 4 pièces : 2 pièces constituées d’alliage à base de titane la tige fémorale et le cotyle. Ces implants peuvent être impactés (avec une repousse osseuse au contact de la prothèse à l’origine de la fixation de l’implant dans la durée ) ou cimentés avec du ciment imprégné aux antibiotiques. Nous utilisons principalement des implants non cimentés dans notre pratique.

La prothèse de hanche est constituée de 2 autres « pièces » :  la tête fémorale (qui peut être en métal ou céramique) et l’insert (qui peut être en céramique ou polyéthylène hautement réticulé). Nous n’utilisons pas de prothèse métal/métal.  Nous utilisons une Prothèse de hanche française.

 Les avantages et inconvénients de chaque matériau seront abordés au cours de la consultation.


cotyle avec inserts en céramique (à gauche)
et polyéthylène( à droite)
tige non cimentée
et tête en inox
Prothèse totale de hanche avec tête en inox
et insert en polyéthylène


Pour accéder à l’articulation de la hanche etmettre en place cette prothèse il existe plusieurs voies d’abord (ou « chemin « ) :

  • la voie d’abord antérieure mini invasive (abord de Hueter) : il s’agit de l’abord que nous utilisons pour la mise en place d’une prothèse totale de hanche de 1ere intention. Il s’agit d’un abord mini invasif car il n’y a aucune section musculaire. Cet abord permet un accès à la hanche uniquement en écartant les muscles sans les couper. La cicatrice est située sur le devant de la cuisse et mesure une dizaine de cm.

voie antérieure matérialisée avant chirurgie

Cet abord offre donc plusieurs avantages : moins de douleur post opératoire, une récupération précoce plus rapide, un taux de luxation plus faible, une chirurgie réalisée en décubitus dorsal (patient allongé sur le dos) avec un risque d’inégalité de longueur plus faible en postopératoire.

contrôle des longueurs après mise en place PTH : moins de risque de différence de longueur car le patient est installé sur le dos au cours de l’intervention.

La lutte contre les infections nosocomiales est une de nos priorité ; nous utilisons un scaphandre chirurgical lors des chirurgies prothétiques pour offrir le plus de sécurité possible au patient ( plus d’explication dans la partie actualité )

Cette voie d’abord justifie une anesthésié générale afin d’obtenir un relâchement musculaire complet indispensable à la bonne exposition de l’articulation. Nous utilisons un protocole de rééducation accélérée après chirurgie avec début de la kinésithérapie le jour même de l’intervention.

  • la voie d’abord posteroexterne (de Moore) est la plus réalisée actuellement en France. Cet abord offre une bonne visibilité de la hanche avec de nombreuses possibilités mais nécessite la section de plusieurs tendons postérieurs (les muscles pelvis trochanteriens) et la dicision de muscle comme le muscle grand fessier. Cette section augmente le risque de luxation (4 à 10%). Nous l’utilisons pour la chirurgie de reprise de prothèse.
  • il existe d’autres voies d’abord comprises entre les 2 précédentes mais nous ne les utilisons pas dans notre pratique quotidienne.